Des vélos par milliers… et des lits à trouver !

L’équipe de bénévoles en charge des hébergements pour le festival international. De gauche à droite : Brigitte Gaudin (hébergement chez l’habitant), Michel Ricard (responsable du dispositif), Marie-Claude Bourgeais (hébergement collectif).

Derrière les coups de pédale et les paysages mayennais, il y a une mécanique bien huilée… mais sans chaîne ni dérailleur. À Château-Gontier-sur-Mayenne, la Semaine internationale de cyclotourisme 2026 relève un défi XXL : héberger jusqu’à 10 000 passionnés. Un chantier titanesque porté par des bénévoles aussi discrets qu’indispensables.

Un défi à la hauteur de l’événement

Du 2 au 9 août 2026, la 87e édition de la Semaine internationale de cyclotourisme s’installera à Château-Gontier-sur-Mayenne. Aux commandes : le Cyclo Club du Pays de Château-Gontier, missionné par la Fédération française de cyclotourisme. En ligne de mire ? L’accueil de 8 000 participants… voire 10 000 si la dynamique se poursuit sur sa lancée !

« On doit mettre en œuvre un dispositif conséquent sans savoir combien de personnes nous aurons réellement à héberger », résume Michel Ricard. Un casse-tête logistique où l’anticipation côtoie l’incertitude. « Une partie s’inscrit à l’avance, mais une autre reste inconnue. C’est la grosse difficulté ! »

Le collectif, version conviviale

Côté convivialité, l’hébergement collectif fait carton plein. « C’est le choix de la rencontre et d’une vie simple », explique Marie-Claude Bourgeais. Répartis dans trois lycées à moins de 3 km du village fédéral, les dortoirs séduisent déjà 215 inscrits pour 300 couchages.

« Ils prennent leur temps de repos dans leur chambre et viennent se restaurer au village fédéral », précise-t-elle. Une formule qui fleure bon les souvenirs d’enfance… mais avec une organisation bien adulte : accessibilité, stationnement, locaux à vélos, chaque détail compte pour garantir un séjour de qualité.

Chez l’habitant : la belle surprise

Face à un parc hôtelier limité, il a fallu innover. « Nous avons commencé un an à l’avance », raconte Brigitte Gaudin. Le pari ? Développer l’hébergement chez l’habitant. Résultat : 1 500 places disponibles, dont 1 000 à proximité directe.

« C’est une très, très bonne surprise ! » se réjouit-elle. Avec déjà 650 inscrits, la progression est spectaculaire. « Lors de la dernière édition, nous étions à 387. » Derrière cette réussite, un travail de fourmi… et même un outil sur mesure : « Nous avons développé un logiciel pour gérer la complexité des demandes. »

Le camping : jusqu’à 2 500 emplacements

Impossible d’évoquer l’hébergement sans parler du camping fédéral. « C’est le plus gros dispositif, et un vrai défi logistique », annonce Christian Bourgeais. Avec 2 000 emplacements de 56 m² — extensibles à 2 500 — il pourra accueillir jusqu’à 5 000 personnes.

« Nous avons déjà 1 846 inscrits, dont 671 en vélo à assistance électrique, un chiffre en constante progression. » Tentes, caravanes, camping-cars : ici, tout cohabite dans un esprit de village. « Certains clubs aiment se regrouper, créer leur espace commun. Cela renforce la convivialité. »

Et tout est prévu : zones ombragées, espaces d’animation, restauration, sans oublier des dispositifs spécifiques pour les jeunes, les familles ou les cyclorandonneurs en autonomie.

Des bénévoles au cœur du dispositif

Derrière chaque solution d’hébergement, il y a des heures d’engagement. Une organisation minutieuse, portée par des bénévoles passionnés, capables d’anticiper… tout en s’adaptant en permanence.

Car au fond, le vrai défi n’est pas seulement de loger 8 000 personnes. C’est de le faire avec le sourire, dans un esprit de partage et de convivialité.

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